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 Cours n°4 bis : Statut de la Femme avant l'Islam

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Bibs



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MessageSujet: Cours n°4 bis : Statut de la Femme avant l'Islam   Lun 15 Mar - 0:30

Les femmes avant l’islam



I. SITUATION DES FEMMES DANS LES SOCIETES ANCIENNES:


LA FEMME MÉSOPOTAMIENNE

Les lois babyloniennes, réunies pour la première fois en 1750 avant J.-C. dans le Code d’Hammourabi, précisent que le chef de famille (évidemment un homme) est propriétaire de son épouse et de ses enfants. La femme ne peut pas disposer de sa dot librement. La dot est transmise aux enfants mâles après son décès. Pour l’épouse, un divorce relève d’un véritable « parcours du combattant ». Les lois, écrites en Mésopotamie, proclamaient la supériorité de l’homme.


FEMMME GRECQUE

Dans la Grèce Antique, les femmes sont inférieures aux hommes. Elles ne sont pas citoyennes. Le mari a « le droit de vie et de mort » sur l’épouse et les enfants.. L’identité personnelle de la femme est niée. Elle est « fille de » ou « épouse de».
Aucune civilisation ancienne n’a accordé une place aussi visible, aussi tranquillement officielle, aux relations homosexuelles que celle de la Grèce antique. Le statut privilégié de l’homosexualité masculine est plus valorisant que la fréquentation des femmes dans la société grec.

L’hétérosexualité quant à elle est associée au registre de la procréation. L’ homosexualité masculine est justifiée par une procréation intellectuelle et morale (accoucher les esprits).
Il y a une procréation de l’esprit (homme avec homme) qui est supérieure à la procréation physique (femme avec homme). Chez Platon est suggéré une infériorité de la raison féminine par rapport à la raison masculine. Le père est ressource, la mère est pénurie. Les hommes qui cherchent la sagesse préfèrent la procréation par l’esprit, et se tournent vers les hommes ; ceux qui cherchent la procréation par le corps se tournent vers les femmes.

Aristote (384 - 322 av.J.-C.) Aristote situe la femme aux limites de la cité et de la sauvagerie, de l’humain et de la brute. La capacité délibérative de la femme est nulle.
Pour Aristote, la femme est un être « plutôt inférieur » alors que l’esclave « un être tout à fait médiocre ». La femme et l’esclave sont « des êtres faits naturellement pour obéir ».


FEMME ROMAINE

Dans le droit romain, la condition des femmes est pire que celle des hommes, elles sont inférieures aux hommes.

D’après D. Gourevitch (directrice d’études à l’École pratique des hautes études) et M-T Raepsaet-Charlier (professeur à l’Université libre de Bruxelles) : « Trois incapacités principales frappent la femme : la puissance paternelle (patria potestas) du père de famille (pater familias), la tutelle (tutela) qui en est le substitut pour les pupilles et pour les femmes après le décès de leur père, et la manus ( littéralement « la main », mais on emploie traditionnellement le terme latin pour désigner cette autorité maritale) du mari dans le cadre du mariage sous sa forme ancienne. »

La femme n’a jamais eu sur ses enfants cette « puissance paternelle ». « Les femmes sont donc des mineurs perpétuelles » Le femme n’a aucun droit politique. Elle « ne peut exercer aucun des droits essentiels du citoyen romain ». Elle est écartée de toutes les fonctions civiques ou publiques.


« L’obligation de fidélité conjugale n’existe à Rome qu’à charge de la femme. » Et pour la sociologie du mariage : « la charge la plus importante des femmes est de recevoir (le sperme) et de protéger le produit de la conception » Selon Pierre Brulé (Professeur d’histoire grecque à l’Université Rennes-II) : « Les Romains ne donne même pas de nom à la femme, qui n’est normalement désigné que par le nom de la famille de son père mis au féminin. » Selon Paul Veyne (Professeur au Collège de France) : « l’homosexualité active (masculine) est partout présente dans les textes romains. Cicéron a chanté les baisers qu’il cueillait sur les lèvres de son secrétaire-esclave...Virgile avait le goût exclusif des garçons...Horace répète qu’il adore les deux sexes. » Plutarque écrivait : « La femme mariée idéale est muette et ne s’exprime pas en l’absence de son mari » .



II. SITUATION DE LA FEMME EN ARABIE PREISLAMIQUE

LA FEMME ARABE



La femme dans la société arabe préislamique était l’objet d’un mépris général et une victime constante de l’oppression

Période préislamique : La femme bédouine était considérée comme un être faible irresponsable. L’absence de statut mettait bien souvent la femme au même niveau que les chameaux chez les Bédouins.

Sa naissance:


La naissance d’une fille n’était guère appréciée. Les Arabes voyaient d’un mauvais œil la naissance d’une fille ; ils considéraient cela comme un malheur : aussi, quand une fille venait au monde, le père était envahi de tristesse et d’angoisse. Ils détestaient les filles à tel point qu’ils les enterraient vivantes. Cette pratique, était courante chez certaines tribus arabes et les motivations variaient selon la situation sociale de la famille : il y en avait qui enterraient vivantes les filles par peur du déshonneur, certains le faisaient lorsque la fille avait une infirmité physique, Allah décrit leur état à ce propos en ces termes :

«Et lorsqu’on annonce à l’un d’eux une fille, son visage s’assombrit et une rage profonde l’envahit. Il se cache des gens, à cause du malheur qu’on lui a annoncé. Doit-il la garder malgré la honte ou l’enfouira-t-il dans la terre ? Combien est mauvais leur jugement !» .(Sourate 16 : An-Nahl, versets 58 – 59.)

«  et qu’on demandera à la fillette enterrée vivante pour quel péché a-t-elle été tuée » Sourate At-tawkir v8-9


D’autres en revanche enterraient leurs filles vivantes par crainte de pauvreté, il s’agissait des plus démunis. Le Qur’an a exprimé cela en ces termes :

« Et ne tuez pas vos enfants par crainte de pauvreté ; c’est Nous qui attribuons leur subsistance, tout comme à vous. Les tuer, c’est vraiment, un énorme péché. » .(Sourate 17 : Al-Isrâ, verset 31.)

La femme ne jouissait pas de ses droits naturels, car certaines nourritures étaient interdites aux femmes et spécialement réservées aux hommes, comme Allah (l'Unique) le dit :
« Et ils dirent : “Ce qui est dans le ventre de ces bêtes est réservé aux mâles d’entre nous, et interdit à nos femmes.”(Sourate 6 : Al-An’âm, verset 139.)


Son mariage:

La volonté de la femme ne comptait pas dans le choix de son futur époux.. C’est son père, son frère ou son tuteur qui décidait à sa place. Il y a achat de l’épouse. Le mariage pouvait se faire aussi par échange.

L’homme épousait autant de femmes qu’il voulait sans aucune limite mais la femme n’avait pas le droit de choisir son mari et n’avait pas de droits sur son mari ; rien n’interdisait à l’homme d’être injuste envers sa femme. L’inceste n’était pas interdit non plus à l’époque.
«  N’épousez pas les femmes que vos pères ont eues pour épouses- exception faite pour le passé- ce serait vraiment une abomination haïssable, un chemin détestable …». Les femmes V22-23

Héritage:


La femme était une partie du patrimoine, un bien. Les épouses et les filles d’un défunt faisaient partie des biens à partager. Inversement, l’homme hérite de ses épouses. L’homme répudiait sa femme comme bon lui semblait. Elle était considérée comme un simple objet et n’héritait pas.

« O croyants! Il ne vous est pas permis de recevoir des femmes en héritages contre leur gré; ne les empêchez pas de se marier pour vous emparer d’une partie de ce que vous leur aviez donné, à moins qu’elles n’aient commis une turpitude flagrante. Comportez-vous convenablement envers elles… » Les femmes, v19


__________

(Cf. pour Platon : La République ; Le Timée ; Le Banquet) (Cf. pour Aristote : Politique ; De la génération des animaux) (Cf. F. Collin, E. Pisier, E. Varikas : Les Femmes de Platon à Dérrida)
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